Ces derniers jours, j'ai pris le temps de tester trois solutions :
- OpenMediaVault qui m'avait inspiré une série de billets en 2017, avant de rempiler pour un DS218+, en remplacement de mon DS211+, qui lui-même avait succédé à mon DS210J, fier remplaçant de mon DS107+. Oui, j'ai le droit d'être un peu fâché contre Synology
- TrueNas que j'avais également testé en 2017. Cette fois-ci, c'est la version TrueNas Scale, portée par Linux
- ZimaOS qui prend le pas de CasaOS et offre une véritable solution pour les NAS "Do It Yourself". Pour information, j'ai un serveur Minecraft qui tourne sous CasaOS
Aussi, comme je l'avais fait pour OMV 3.0 il y a huit ans, je débute ici une série de billets concernant ZimaOS, dans le but d'exposer les paramétrages de base et de montrer ce que l'on peut attendre de cet OS. Vu la facilité de mise en œuvre de cet OS, il sera plus question d'une visite guidée, que d'un guide de configuration.
PRÉSENTATION DE ZimaOS :
ZimaOS est un OS à part entière, basé sur Linux, qui offre une interface graphique d'administration ergonomique et attrayante. Cette interface permet de répondre à la grande majorité des fonctions que nous sommes en droit d'attendre d'un NAS à usage domestique.
Ce système peut tourner sur une configuration légère avec 20 Go d'espace disque pour l'installation et 8 Go de RAM.
À ce jour, j'ai fait tourner ZimaOS sur une machine virtuelle via VirtualBox. L'occupation en RAM de l'OS brut d'installation est de 3.81 Go et le CPU est chargé à 4%. Il faut dire que j'ai alloué quatre cœurs du CPU de ma machine hôte, un intel Core i5-10400F à 2.9 GHz, ce qui est du luxe pour une tel OS.

La version testée ici est la v1.5.1. Elle offre les services suivants :
- Une interface Web d'administration
- Des clients pour : Windows, MacOS et Android
- Une connexion en SSH
- Un montage des disques en RAID 1 ou RAID 5
- Un partage des fichiers via Samba
- Un partage des médias au standard DLNA
Mais aussi, un App Store qui permet d'installer plus de 370 applications sous docker, dont :
- Des serveurs mails (Poste.io, Stalwart...)
- Un serveur PHP + SQL (phpMyAdmin, MariaDB...)
- Des clouds (Nextcloud, OwnCloud...)
- Une suite office en ligne (OnlyOffice)
- Des frameworks ou CMS (WordPress, Hugo...)
- Un serveur Minecraft
- Un serveur Git (OneDev, Gitea)
Mais encore, des machines virtuelles :
- Windows 10 ou 11
- Linux : Fedora, Debian, Ubuntu, Linux Mint, Arch Linux...
Le tout sans avoir les compétences d'un informaticien chevronné.
Nous verrons, cependant, que ZimaOS présente quelques lacunes, qui, de mon point de vue, font défaut à un usage sécurisé et fiable d'un OS.
Dans sa version gratuite, ZimaOS est limité à quatre disques et trois utilisateurs. Il est disponible en version illimitée pour la modique somme de 29 $.
Source : ZimaOS
(À suivre)
Voyant mon NAS Synology DS218+ s'approcher de sa fin de vie et déçu par le comportement de Synology qui fait le choix de souder la RAM de base, de limiter à 4 Go la RAM additionnelle, d'imposer des disques de marque Synology (avant de se rétracter) et de pousser à l'utilisation de barrettes de RAM estampillées Synology pour ses NAS de moyenne gamme, je me suis de nouveau intéressé aux OS gratuits, dédiés aux NAS.
La discussion continue ailleurs
URL de rétrolien : https://objnux.fr/index.php?trackback/135